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EXERCICES DE RÉSILIENCE À la demande de Brother James de l'association Nanban (Maduraï, Inde), Manuella ALBER, éducatrice sociale suisse, a réalisé un atelier pratique sur la résilience. Cet atelier, qui a duré trois jours, s'adressait aux responsables des différents programmes et aux travailleurs sociaux de Nanban. "J'ai commencé par demander à chacun de me donner sa propre définition du travail social à partir des questions suivantes : Pour bien comprendre que le travail social n'a pas une seule définition et qu'il n'y en a ni de bonne ni de mauvaise, nous avons formé des groupes de discussion qui changeaient pour chaque question. Entendre les opinions des uns et des autres a été pour tout le monde une bonne expérience. Au cours de notre travail, nous avons tous à faire face à des situations difficiles et il y a toujours des choses que nous aimons plus ou moins faire. Une fois l'exercice terminé, nous avions pris conscience que nous étions tous dans le même bateau. L'image du bateau convient bien pour évoquer les compétences que doit avoir un travailleur social dans l'exercice de son métier. En premier lieu, c'est moi qui suis là, assise dans le bateau avec mes ressources personnelles. Le bateau me fait traverser l'océan, tout comme je traverse mon travail quotidien avec mon propre comportement. Chaque jour je dirige mon bateau vers de nouveaux ports, tout comme le travailleur social cherche chaque jour des buts nouveaux avec les enfants dont il s'occupe. Mais comment le pilote conduit-il son bateau au port et comment le travailleur social atteindra-t-il le but choisi avec l'enfant ? Cette discussion a été très intéressante. Qu'est-ce qui nous rapproche du but, est-ce la compréhension ? la compassion ? l'intelligence ? l'éducation ? le jugement ? la tolérance ? la patience ? l'éducation ? l'acceptation inconditionnelle ou l'expérience acquise ? Ces qualités relèvent-elles de nos ressources personnelles et de notre aptitude professionnelle ? Mais quels sont les outils du travailleur social de Nanban ? Raconter des histoires, modeler de la terre glaise, être gentil, sourire, avoir des règles, conseiller, jouer dans la rue, montrer des images, avoir une bonne technique du questionnement, une écoute attentive et active, des rites, des réunions avec les enfants, ... Après avoir identifié ces différents moyens, il était évident pour tous qu'il était non seulement important de les connaître, mais aussi de savoir comment les utiliser. Puis nous avons recherché dans le travail quotidien des exemples, ensuite nous avons réfléchi au but à atteindre et aux différents outils utiles pour y parvenir. Mais pour faire du bon travail, le savoir-faire et les outils ne suffisent pas. Si plusieurs travailleurs sociaux sont fatigués de ramer dans un bateau, pensez-vous qu'ils parviendront à atteindre leur but ? Croyez-vous que leurs outils vont recharger leur batterie ? Bien entendu, la réponse à cette question a été "non". Nous devons savoir comment recharger la batterie et que chacun est responsable du rechargement de sa batterie. Comme vous le savez, la résilience est un des principaux concepts de base de Nanban. Mais en connaître la théorie est une chose, savoir aider les enfants à se construire une force intérieure en est une autre. Le pont entre théorie et pratique est un outil. Nous avons étudié pendant ces trois jours ce qu'est la résilience et comment devenir capable de la transmettre aux enfants. Nous avons fait un certain nombre d'exercices et de jeux pour définir les différentes compétences qui sont apparentées au concept de la résilience, telles que : le courage, la confiance, la confiance en soi, la souplesse, le sens de la responsabilité, la créativité, le respect, l'efficacité, l'estime de soi, son abord et son interaction vis-à-vis des autres, savoir trouver des solutions, savoir prendre des coups. Nous avons fait alors plusieurs exercices. Par exemple, nous nous sommes répartis sur la terrasse du toit sur laquelle nous travaillions, en deux rangées face à face. Cela faisait comme une "route". Je me suis mise à l'une des extrémités et j'ai promis aux participants d'attraper à tour de rôle dans mes bras ceux qui franchiraient la "route" en courant les yeux fermés. Au début, ils n'étaient pas convaincus que je tiendrais parole, mais après deux ou trois tentatives, ils devinrent de plus en plus confiants et se mirent à courir plus vite. Ce qui ne veut pas dire qu'ils seraient confiants pour toute leur vie, mais pour le moment ils l'étaient et savaient ce que signifiait "se sentir confiant". Après plusieurs exercices, nous avons reconsidéré avec beaucoup d'attention nos définitions du travail social. Comme je leur demandais s'ils voulaient conserver ou modifier leurs définitions antérieures, la plupart déclarèrent qu'ils voulaient les conserver. Cependant, ils souhaitaient dire qu'ils étaient maintenant pleinement conscients de l'importance des outils et de l'usage que l'on en fait. Le seul fait qu'ils sachent désormais ce qu'est la confiance en faisait un bon exemple pour les enfants. Cet atelier nous a fait beaucoup réfléchir. Je ne pense pas leur avoir enseigné des choses nouvelles, mais je les ai aidés à découvrir leurs propres ressources et je les ai encouragés, en les aidant à prendre conscience de leurs outils, à devenir créatifs et confiants en eux-mêmes. Je voulais leur montrer comment passer de la théorie à la pratique de la résilience par des exercices. Puis nous avons décidé de faire des ateliers semblables pour les garçons et les filles des centres de Nanban qui seraient invités à faire des exercices similaires. La prochaine newsletter vous dira si cela a marché ou non."
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